dimanche 4 novembre 2012

La viande rouge est mauvaise pour la santé, quelle que soit la quantité et le type





Mauvaise nouvelle pour les amoureux de viande rouge. Une nouvelle étude de longue haleine publiée en ligne cette semaine par la Harvard School of Public Health montre que manger n’importe quel type de viande rouge augmente de manière significative le risque de mort prématurée.
Contrairement à l’hypothèse de départ des chercheurs, la viande transformée n’est pas la seule responsable: la viande non transformée semble aussi augmenter le risque.
Le Los Angeles Times rapporte que manger un steak de 85 grammes, soit à peu près la taille d’un paquet de cartes, tous les jours a augmenté les chances de mourir pendant l’étude de 13%. Remplacer le steak par de la viande transformée, comme un hot-dog ou deux tranches de bacon, fait grimper ce risque à 20%.
Si la viande rouge est depuis longtemps associée à un risque accru de cancer, de diabète et de maladies cardiovasculaires, CNN souligne que l’étude, qui a suivi 110.000 adultes pendant plus de 20 ans, est la première à montrer que ne plus en manger du tout peut rallonger l’espérance de vie. Le LA Times écrit:
«Manger une portion de noix au lieu de bœuf ou de porc fait baisser de 19% le risque de mourir pendant l’étude. Selon les chercheurs, le poulet ou les céréales complètes font baisser le risque de mortalité de 14%; des produits laitiers allégés ou les légumes de 10%; et le poisson de 7%.»
Selon le journal, au moins un chercheur, qui n’a pas participé à l’étude, a remis en question les résultats car il y a beaucoup d’erreurs potentielles dans la manière dont les questionnaires alimentaires ont été récoltés au cours des années. Mais les chercheurs d’Harvard maintiennent leurs conclusions et affirment que la viande rouge ne peut pas être bonne pour la santé humaine, dans quelque quantité que ce soit. L’auteur principal de l’étude explique:
«Si vous voulez manger de la viande rouge, mangez des viandes non transformées, et limitez votre consommation à deux à trois portions par semaine. Cela aurait un énorme impact sur la santé publique.»
Dean Ornish, un défenseur des régimes végétariens, écrit dans un éditorial qui accompagne l’étude qu’un régime à base de plantes n’est pas seulement bénéfique pour la santé humaine: ne plus manger de viande contribue à faire baisser les dépenses de santé américaines, réduit l’industrie du bétail qui contribue de manière significative aux émissions de gaz à effets de serre et ralentit la destruction des forêts liée aux pâturages.



dimanche 7 août 2011

La chasse




La chasse est une activité qui fait très souvent débat. Que l’on soit pour ou contre, c’est toujours avec passion que le sujet est abordé par les chasseurs, les protecteurs de la nature, et même par le grand public. La chasse est LE loisir qui ne laisse pas indifférent.

Si cette activité a perdu la moitié de ses pratiquants au cours des dernières décennies et représente aujourd’hui moins de 2 % de la population, la chasse reste, plus que jamais, au cœur de la vie politique française. Curieuse exception française pour une activité de loisir ultra minoritaire…

Mais au-delà des passions, il convenait que des naturalistes posent sereinement la question de la place de la chasse en ce début de XXIe siècle.

En France, contrairement à la plupart des autres pays européens, les lois fondamentales qui régissent la chasse sont anciennes, très anciennes ! Encore aujourd’hui, les grandes lignes de la police de la chasse datent de la loi du 3 mai 1844 : 177 ans. L’organisation des structures cynégétiques remonte à la loi du 28 juin 1941 édictée par le gouvernement de Vichy… La structure juridique et le découpage des territoires de chasse n’ont guère évolué depuis la fameuse loi Verdeille du 10 juillet 1964... Et si depuis une décennie, en France, les parlementaires légifèrent en moyenne tous les deux ans sur la chasse, c’est toujours en faveur des chasseurs.

Les chasseurs français chassent toujours le grand tétras (uniquement dans les Pyrénées), le canard chipeau ou le pigeon colombin comme si les populations de ces espèces ne s’étaient pas effondrées au cours des dernières décennies, comme si les zones humides et les espaces naturels étaient toujours aussi vastes et nombreux, comme si les pesticides et leur impact négatif sur la survie des espèces sauvages n’existaient pas…

Et si on chasse tous les jours, tant pis pour les vététistes, les joggeurs ou les simples promeneurs.

Et comment ne pas intégrer désormais, dans une réflexion sur la place de la chasse au XXIe siècle, les discussions qui associent aujourd’hui les neurobiologistes, les anthropologues et les philosophes… Des débats résolument modernes et particulièrement féconds qui, en matière de sensibilité et de conscience animale, rendent de plus en plus ténue la frontière qui nous sépare des animaux.

Les chasseurs, pas plus que le législateur, voire certains de nos concitoyens, ne semblent vouloir ouvrir les yeux sur les bouleversements sociologiques et écologiques qui ont marqué le demi siècle qui vient de s’écouler et vont aller en s’amplifiant. Puisse cet ouvrage éclairer utilement la nécessaire réflexion et ouvrir la marche aux indispensables réformes.

Livre blanc sur la chasse, points de vue sur la chasse pour un débat de société.

Télécharger gratuitement le Livre blanc sur la chasse :

Dessin :

mercredi 3 août 2011

L'abattage rituel



Ce sont deux mondes à part : une vache, dans une chaîne d'abattoirs ordinaire, est un produit qu'on va former » pour la filière viande de l'industrie agro-alimentaire. Elle sera abattue selon une législation et un contrôle stricts.

Dans un contexte rituel, la même vache constitue un don de Dieu aux humains, et sa consommation passe par un sacrifice (en anglais slaughter) selon des modalités très codifiées, mais pas fort légales, surtout si l'on retient le droit européen

L'abattage rituel, qu'il soit israélite ou musulman, repose sur un pilier majeur : le sang est un élément impur qui doit être absolument expurgé de la carcasse, sinon la viande n'est pas consommable. Ceci entraine le sacrificateur à tuer l'animal encore bien vivant et réactif, en coupant d'un geste précis les quatre gros vaisseaux qui irriguent la tête, ainsi que la trachée artère Les mouvements d'agonie ainsi que les demies battements cardiaques permettent une vidange du circuit sanguin en quelques secondes.

Ces sacrifices sont dévolus à des professionnels, formés, et responsables de la qualité de leur matériel.

Voici tout au moins l'argumentaire des responsables religieux, la réalité étant quelque peu différente.

Notons que pour des détails assez ténus, il existe des différences d'appréciation entre religions, et entre groupes confessionnels au sein d'une même religion. Ainsi, toute viande kasher est réputée halal mais l'inverse n'est pas vrai car le matériel des rabbins demande un entretien et des attentions très particulières. De plus, la viande kasher demande une inspection et une préparation sur la carcasse qui ne sont pas exigées pour le label halal.

Le halal est une garantie que le produit a été fabriqué dans des conditions qui excluent tout contact avec du porc ou de l'alcool, et s'il s'agit d'un produit carné, que les animaux ont été abattus selon le rite.

En France, la conception maghrébine malilkite, relativement tolérante sur le halal, s'est imposée. L'essentiel était d'éviter la viande de porc et de ne pas consommer de l'alcool en public. Le verset selon lequel la viande des Gens du Livre (juifs, musulmans et chrétiens) est licite a permis pendant de nombreuses années de consommer ou d'être peu vigilant vis-à-vis de la viande non sacrifiée. Mais une évolution récente, une certaine compétition entre responsables religieux, a entraîné une crispation sur le sujet.

Et cette compétition, elle est également économique, car voici une activité qui rapporte, tant pour la partie « sacrifice » que pour la partie certification, où plusieurs organismes se partagent le marché. Telle la Mosquée de Lyon, qui annonce 900.000 euros de chiffre d'affaire, grâce à une redevance de 4 à 8 centimes le kilo.

Mais il y a un biais dans cette construction : une bonne partie des pièces de viande ne sont pas consommées par les fidèles, en particulier les meilleurs morceaux de l'arrière de la carrasse, ou les abats : ces morceaux sont en fait vendus dans le circuit traditionnel sans que le consommateur soit informé...!

Et voici un nouveau sujet de polémique : pour des gens qui veulent manger de la viande issue d'un abattage avec étourdissement préalable, il y a tromperie.

Car le nœud du problème (et de cet article) est le suivant : l'abattage rituel est-il générateur de souffrance animale, doit-on le banaliser comme c'est actuellement le cas, et y aurait-il des moyens de réunir les parties ?

La première des choses est de pouvoir évaluer la souffrance animale...

Et une fois de plus, c'est notre Descartes national qui a posé les bases d'une compréhension qui a constamment évolué par la suite.

Pour lui, si les humains étaient conçus comme l'union entre une âme et un corps, les animaux, en revanche, ne se limitaient qu'à un corps... ce qui évacuait la question de la souffrance animale : sans âme, donc sans sentiments, pouvaient-ils souffrir ?

Leurs cris n'étaient alors qu'une réaction réflexe d'où l'ouverture aux vivi­sections, très pratiquées au XVIIIème siècle - les physiologistes de la génération de Claude Bernard ont été des grands consommateurs d'animaux de laboratoire, mais c'était pour le bien commun :

« Le physiologiste... n'entend plus les cris des animaux, il ne soit plus le sang qui coule, il ne voit que son idée et n'aperçoit que des organismes qui lui cadrent des problèmes qu'il veut découvrir ».

Et précisément, ces recherches ont finalement montré que la vache comme l'agneau ... comme l'homme, possèdent le même type de système nerveux, avec le même type de fibres, de circuits, et d'encéphale pour interpréter les douleurs. Et du coup, les pauvres rats sur des plaques chauffantes ont servi de révélateurs d'efficacité pour tous les antalgiques destinés à l'Homme.

Douleur, souffrance ou nociception ?

La douleur, c'est une sensation désagréable et une expérience émotionnelle en réponse à une atteinte tissulaire, réelle ou potentielle. Elle est inscrite chimiquement dans le fonctionnement des êtres, ainsi que dans la mémoire, elle peut, à bas bruit, faire partie de l'éducation.

La souffrance est une expression moins précise, car elle fait partie de la pensée C'est « l'idée qu'on se fait » de sa propre douleur, ou de celle des autres. Quand on dit «j'ai mal pour lui », c'est bien de la souffrance et non pas de la douleur …

Pour éviter ces ambiguïtés, tant pour l'homme que pour les animaux, il est préférable d'employer le mot savant de nociception, qui décrit l'ensemble du chemin physique (fibres, ganglions, circuits neuroniques) et des effecteurs chimiques (substance P localement, adrénaline, dopamine pour entretenir la douleur, endorphines pour la réduire, etc...), avec en bout de course, et dans l'encéphale, une synthèse de ces informations chimiques, avec la mémoire et les capacités émotionnelles du sujet.

Chez l'homme, on sait maintenant évaluer la douleur, grâce à deux modalités :

- la mesure de modifications significatives des grandes fonctions (tachycardie, hypertension, sudation palmaire, amplitude respiratoire...) et l'observation d'attitudes faciales ou de postures corporelles.

- L'échelle visuelle analogique une réglette qu'on présente au patient pour qu'il place lui-même le curseur au niveau du ressenti qu'il veut faire connaître.

Chez l'enfant (moins de 3 ans) ou l'animal, on ne peut juger que par notre observation extérieure, avec bien sûr toute la subjectivité due à l'idée que se fait l'observateur du phénomène douleur. Ainsi, on a longtemps cru que les bébés ne souffraient pas, puisque leur système nerveux n'était pas établi.

Chez les chats, on sait maintenant qu'ils sont plus « durs à la douleur », sans l'exprimer, et qu'il faut largement élargir le champ des traitements antalgiques dans cette espèce, sur des critères parfois insolites (malpropreté, sautes d'humeur...). Pour les animaux de rente, la douleur est inscrite dans les résultats d'exploitation : des bêtes qui souffert, font moins de lait ont une croissance moins rapide. Mais pour cet article, c'est le moment de l'abattage qui nous importe.

Les animaux, avant leurs derniers instants, sont tout d'abord rassemblés, transportés, puis à nouveau disposés dans des loges ou des couloirs qui mènent au lieu d'abattage Pendantes ces phases, l'anxiété est de mise, que l'on peut noter en observant la respiration, en dosant le cortisol ou l'adrénaline.

A ce niveau, on peut parler de souffrance, pas de douleur...

Avec cette contrainte : pas d'utilisation de tranquillisants chimiques, puisqu'on les retrouverai dans la viande Donc des animaux tendus, agités, qui s'effraient les uns les autres.

Et des mouvements, des querelles, et pour conséquences des traumatismes qui vont déprécier la carcasse. Pour un rabbin sacrificateur, la moindre pétéchie (petit hémato­me) lui fait refuser la certification de casher...

Puis l'animal parvient au piège de contention, une cage très élaborée pour bloquer l'animal et permettre les différents gestes de l'employé de l'abattoir.

C'est là qu'il est coincé, la tête à l'extérieur de cette cage, et qu'on effectue son étourdissement à l'aide d'un « matador », un pistolet à un coup qui entraîne une fracture du crâne, avec étourdissement immédiat de l'animal.

Comment fonctionne un animal étourdi ainsi ?

II ne meurt pas, son cœur continue de battre. II est inconscient et par là même, insensible à la douleur que pourrait entrainer la saignée qui va suivre.

Cette saignée réalisée (un geste technique, mais non codifié comme dans les rites d'abattage), l'animal est soulevé par les pattes pour être emmené plus loin sur la chaîne.

Dans le cas de l'abattage rituel, le box d'abattage est mobile, de manière à pouvoir être orienté vers l'orient (Jérusalem ou La Mecque) à l'instant du sacrifice. Puis a lieu l'égorgement, ouverture rapide et très large de l'avant du cou qui libère immédiatement les deux artères carotides avec le flot de sang correspondant. L'animal est agité alors de soubresauts qui sont supposés améliorer la vidange sanguine. Difficile de juger de la souffrance de l'animal dans ces instants : en quelques secondes, nous disent les religieux, le cerveau n'est plus irrigué, et la douleur n'est plus possible.

Voire ... La circulation cérébrale a bien été étudiée dans toutes les espèces par le Pr Ruckebush (ENV Toulouse) : elle est assurée par quatre grosses artères, les carotides sur le coté, et les art valides en arrière du cou. Le pourcentage relatif de sang entre ces artères dépend de l'espèce. Chez l'homme, les carotides sont prédominantes, c'est dû sans doute à notre station debout.

Mais chez les mammifères , une anastomose dtculaire (le « polygone de Willis), réunit les quatre vaisseaux pour « partager » le sang artériel. Ce qui fait (travaux de Ruckbush), qu'on peut clamper les artères carotides chez le chien ou le veau, sans pour autant obtenir de syncope. On ne peut donc compter sur un égorgement, aussi rapide, aussi large soit-il, pour affirmer que l'animal est aussitôt hors d'état de souffrir :

Engourdir ces animaux avant l'abattage les difficultés légales et cultuelles.

Nous voyons bien que ces animaux ont déjà un triste sort sur le chemin de l'abattoir (nb : nous n'envisageons ici que les abattages « officielles », dans des lieux et avec des personnes agréées. L'abattage clandestin est un sujet plus vaste et plus polémique...).

Rien qu'à ce niveau, ces bêtes mériteraient un traitement pour réduire leurs peurs, leur stress, leurs réactions de détresse Et ce n est pas possible, puisque les tranquillisants, comme tout médicament chimique absorbé dans les 72 heures, sera retrouvé dans la viande, donc dans l'assiette du consommateur. Donc les autorités ont fait le choix d'aménager les conditions de transport et de détention du bétail, et c'est tout …

Quant aux responsables qui gèrent les sacrifices, ils ne lâchent pas un pouce aux scientifiques, arguant que tout engourdissement, qu'il soit de type mécanique (matador) ou électrique (électronarcose, en particulier chez les volailles) n'offre aucune garantie de survie au moment du sacrifice.

Et que cette survie est fondamentale dans les textes de leur foi.

L'euthabattage les médecine naturelles pour réduire la souffrance animale

De fait, tous les professionnels de la viande, d'abattage rituel ou non, déplorent l'état de panique/désespoir des animaux au sein de l'abattoir.

Et si les médicaments chimiques sont hors course, les vétérinaires et éleveurs qui fonctionnent dans le bio connaissent bien toute une gamme de remèdes naturels et efficaces pour soulager l'angoisse des animaux. Que ce soit en cours d'élevage (préparation à la saillie, regroupement de bandes, introduction de nouveaux animaux), ou pour le transport.

Des thèses vétérinaires y sont même consacrées, qui montrent l'incidence de traitement homéopathiques, par exemple sur le nombre d'hématomes à l'abattoir sur des volailles comme les dindes ou les pintades. Avancer vers la transmutation de ces panique/désespoir muets (« leamed helplessness ») en une certaine sérénité, c'est possible, sans résidu, sans conflit idéologique, et avec une meilleure qualité de camasse, grâce à l'aide du règne végétal.

Un certain savoir faire est maintenant validé, pour proposer une méthode naturelle à appliquer sur plusieurs espèces, en amont du voyage sans retour.

II existe, comme pour tout protocole d'homéopathie ou de phytothérapie, plusieurs options en fonction de l'espèce, et du temps de parcours.

En pratique: à la ferme, ou au lieu de rassemblement la veille, et le matin du (grand) départ - dans un peu d'aliment plantes sérénisantes : tilia tomentosa MGB 1DH vingt ml, valériane teinture mère ou extrait de plante fraîche standardisé EPFS dix ml, passiflore t.m. ou epfs dix ml. Vous connaissez ? Bien sûr, il s'agit globalement de la formule de deux des remèdes naturels les plus vendus en France, à savoir Euphytose et la Spasmine, des remèdes pris par des millions de français, athées, catholiques, israélites ou musulmans, et qui s'endorment tranquillement sur ces prescriptions médicales ... Pourquoi en priver nos biftecks encore vivants ?

- dans l'eau de boisson : « Rescue » le remède de secours du Dr Bach (aucun souci si abreuvoir collectif, aucun goût, ce remède agit uniquement par voie énergétique)

- pour les bovins, il est également bien efficace de déposer sur le dos de l'animale un mélange d'huile de table et d'huiles essentielles neurotropes : 30 parties d'huile végétale pour une partie d'huile essentielle de lavande, de lavandin, de marjolaine, de géranium et (ou) de basilic. L'huile pénètre en quelques minutes à travers le cuir et commence son action pour plusieurs heures. Attention PAS par la bouche!

Dans le camion de transport :

- Les huiles essentielles de citrus (zeste de citron) peuvent être vaporisées dans le camion avant le transport, elles sont désinfectantes et apaisantes.

- Des phéromones synthétiques, dites « apaisines », efficaces chiens et chats (DAP, feliway), chevaux, sont à remettre sur le marché pour les grandes espèces, et à vaporiser sur loges, licols, et animaux eux mêmes.

- l'anxiolyse par voie acoustique (musique classique sérénisante, ou enregistrements d'oi­seaux en milieu naturel), est déjà utilisée par certains transporteurs, et doit être généralisée : ici aussi, aucun résidu, et coût nul !

Au débarquement du camion ici encore, dans l'eau d'abreuvement, quelques gouttes du remède "Rescue" du Dr Bach

Dans les locaux d'abat­tage :

Ici encore, musique sérénisante, et huiles essentielles en aérosols et diffuseurs (les humains en bénéficieront également) et à l'examen des carcasses, le taux de purpu­ra devrait tendre à zéro....

II y a toujours mieux à faire. Au plan architectural, concevoir les locaux afin de ne pas faire attendre les animaux "au spectacle" de l'abattage des autres ... Une certaine retenue de la part du personnel serait également la bienvenue.

Mais l'euthabattage, ce protocole qui allie le respect aux sacrifiés, aux impératifs économiques d'une société carnivore, est déjà en route dans les esprits, et dans les faits.

Ce protocole n'est exigeant ni en temps, ni en coût, au grand maximum huit euros par bovin, trois pour un ovin. C'est peu pour un acte avant tout moral, mais qui se remboursera sur la qualité des carcasses, et sur leur valeur si un label sérieux en accom­pagne le déroulement.

Interview d'un éleveur de vaches laitières

Il est de primordial importance pour nous éleveurs d'éviter les souffrances pour animaux qui ont eu avec nous toute une carrière - mais que malheureusement nous ne pouvons garder jusqu'à leur dernier souffle. Quand une de nos vaches doit partir, nous lui donnons et la veille au soir et le lendemain matin dans l'aplati ou le concentré, le mélange "Tivapa" (tilleul bourgeon, valériane TM, passiflore TM) à dose conséquentes : 40 ml de bourgeon tilleul, 20 ml de chacune des deux teintures mères valériane et passiflore. Entre deux couches de concentré ou d'aplati. On attend quelques minutes avant de "servir", que l'odeur des plantes s'atténue un peu par évaporation. Mais de toute façons, c'est en général très vite et très volontiers avalé Quand vient l'heure d'emmener l'animal jusqu'au point d'abattage, de rassemblement, ou au camion de transport, il se trouve alors relaxé sans être endormi et les choses se passent sans difficulté. Cela fait maintenant des années que nous procédons ainsi. Il y a maintenant pour elle comme pour nous un certain plus de sérénité et dorénavant, il ne nous viendrait pas à l'idée de revenir en arrière.

Jean-Yves Gauchet.

Article tiré de la Revue EfferveSciences (reproduction autorisée).




http://www.effervesciences.com

http://sereenity.blog.fr/



Photo :
http://www.sahafi.jo/files/7d3f4270ea499568a427b189a4ac838dc85c68be.html

jeudi 13 janvier 2011

Polémique entre Paul McCartney et le Dalaï-lama



Buddhachannel, le site de référence de la religiosité néo-bouddhiste, évoque la querelle qui oppose Paul McCartney au Dalaï-lama 

Paul McCartney a essayé de convaincre le Dalaï-lama de devenir végétarien, insistant sur le fait que c’était mauvais de manger de la viande.


Le Beatles a écrit au leader spirituel pour souligner que le fait de manger de la viande c’était aussi contribué à faire souffrir les animaux, ce qui est en contradiction avec le bouddhisme qui dit ’ne cause aucune souffrance à tout être vivant’.
Et le chanteur ne veut pas en démordre, même si le Dalaï-lama lui explique qu’il mange de la viande pour des raisons de santé.


Dans une interview, Paul McCartney confie "J’ai appris qu’il n’était pas végétarien, donc je lui ai écrit pour lui dire ’Pardonnez-moi de vous faire remarquer ceci, mais si vous mangez des animaux, alors ils souffriront à un moment ou à un autre.’ Il m’a répondu en disant que ses médecins lui avaient dit qu’il en avait besoin, donc je lui ai répondu en disant que ses médecins se trompaient."



Sources :


A la suite de cet article, un lecteur végétarien a écrit le commentaire suivant : 


Mc Cartney a bien raison de faire la leçon au Dalaï-lama car le Bouddha a donné l’exemple en étant végétarien pour ne pas occasionner des souffrances directement ou par personnes interposées. Alors pourquoi ne pas le suivre si l’on se dit bouddhiste ? De plus il faut gaspiller environ 10 kg de céréales pour obtenir 1 kg de viande. Sans compter la pollution de l’air, du sol et de l’eau. Actuellement si l’on veut sauver la planète et des millions de vies, on ne peut plus faire la politique de l’autruche. Il y a tous les avantages d’être végétarien car l’Office fédéral de la santé publique Suisse recommande l’alimentation végétarienne, en voici le résumé : 


Le 31 mai 2007, La Commission fédérale de l’alimentation a publié un rapport scientifique, qui compare les avantages des alimentations mixtes, végétarienne et végétalienne. Ce rapport est sur Internet. Il s’intitule : « Avantages et désavantages d’une alimentation végétarienne pour la santé. » :


« L’expérience montre en effet que cette alimentation offre un apport suffisant en nutriments essentiels ; cette catégorie de végétariens est d’ailleurs en meilleure santé que la moyenne de la population suisse. » Bien avant la publication dudit rapport de 71 pages, la Commission avait longuement étudié ce sujet. C’est en 1991 que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) avait reçu de la part de l’ASV (Voir Végi-Info 2001/1) une demande pressante afin de traiter de ce thème. Cette demande priait l’OFSP de modifier ses directives alimentaires dans un sens positif envers l’alimentation végétarienne. A la suite de cette demande, l’OFSP a constitué « un groupe de travail végétarien ». Ce groupe de travail avait pour tâche de rédiger un rapport sur l’alimentation végétarienne. Des experts de plusieurs secteurs ont fait partie de ce groupe, notamment Renato Pichler, président de l’ASV. Ce rapport est avant tout destiné aux spécialistes. Il a voulu entre autres indiquer des risques possibles de l’alimentation soit végétarienne soit végétalienne. Ce rapport met cependant en évidence de nombreux avantages pour la santé : Plusieurs études épidémiologiques ont abouti aux conclusions suivantes concernant les personnes ayant une alimentation végétarienne : 


- Elles meurent moins souvent de maladies cardiovasculaires et leur profil lipidique sanguin est meilleur ;
- elles meurent moins souvent d’un cancer et ont également un risque moindre d’en développer un ; 
- leur tension artérielle est moins élevée ; 
- leur indice de masse corporelle (IMC) est moins élevé et elles ont un risque plus faible de souffrir d’adiposité ou d’une pathologie associée.
Mira

mardi 2 novembre 2010

Les chrétiens aiment… la chair et le sang

Par Victor et ses amis végétariens

- Est-il possible d'être à la fois chrétien et végétarien ou protecteur des animaux ?

- Peut-on concevoir un christianisme végétarien ou bien un végétarisme chrétien ?

Un bref coup d'œil dans la bible et dans la tradition des "pères de l'église" montre que non, c'est complètement impossible car le Christianisme est une religion sanguinaire et carnivore ! Pour les amis des bêtes, Il n'y a donc rien à attendre d'une telle religion. Nous allons le démontrer dans le texte suivant.

Mais pourtant, nous serions tentés de croire que le végétarisme pourrait résulter d'un "acte de charité chrétienne" par amour des animaux, "créatures de Dieu". Ce n'est qu'une douce illusion. Le principe de la charité n'a de sens qu'en tant qu'acte social régissant des rapport exclusivement humains et excluant toute préoccupation écologique ou animalière.

Parmi les douze apôtres de Jésus, sept étaient des pêcheurs. Ces sept apôtres vivaient donc du produit de leur pêche. L'argent qu'ils gagnaient était la rétribution d'un acte consistant à tuer des êtres vivants et sensibles, les poissons, et sans aucun doute aussi d'autres espèces d'animaux marins qui ne pouvaient manquer de se faire prendre dans les filets : crustacés, céphalopodes, coquillages (ces "fruits" de mer qui ne sont pas des fruits).

N'oublions pas que la bible est la vision juive du monde. C'est exclusivement selon cette vision partiale et partisane que l'homme est autorisé à manger de la viande, conformément au verset 9:1 de la Genèse :
“ Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit : Soyez féconds, multipliez, et remplissez la terre.
Vous serez un sujet de crainte et d'effroi pour tout animal de la terre, pour tout oiseau du ciel, pour tout ce qui se meut sur la terre, et pour tous les poissons de la mer : ils sont livrés entre vos mains.
Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l'herbe verte. ”

La civilisation juive dans laquelle est né le christianisme est fondamentalement carnivore.
Il faut en effet se souvenir qu'elle s'est bâtie dans le désert et qu'elle est donc essentiellement pastorale, nomade ou peu sédentaire. Les paraboles de Jésus abondent en images ayant un rapport direct avec l'élevage, les troupeaux, les bergers. Ses apôtres sont des "pasteurs" et il exhorte Simon-Pierre à "paître ses brebis". La légende veut qu'il soit né dans une étable, comme un agneau, animal qui symbolise le Christ immolé dans l'Apocalypse et lors de la fête de Pâques (l'agneau pascal). Mais lisons cette parabole rapportée par Luc (15:11) :

“Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit :
Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père : Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras ! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé.”

Voici une autre citation biblique acceptée par tous les Chrétiens :

Exode, chapitre 12. :

"Que l'on prenne une bête par famille, une bête par maison. Si la maison est trop peu nombreuse pour une bête, on la prendra avec le voisin le plus proche de la maison, selon le nombre des personnes. Vous aurez une bête sans défaut, mâle, âgée d'un an. Vous la prendrez parmi les agneaux ou les chevreaux. Vous la garderez jusqu'au 14ème jour de ce mois. On mangera la chair cette nuit-là. On la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Mangez-la ainsi: la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous la mangerez à la hâte. C'est la Pâque du Seigneur."

Notez comment, par deux fois, le fait de manger de la viande est associé à l'idée de fête, de réjouissance par le sacrifice d’une victime pour plaire à un dieu tout puissant. Manger de la viande à l’époque était rare et apprécié, c'était donc un double plaisir ! Si le christianisme s'était voulu végétarien, ça se saurait ! Jésus et les pères de l’église auraient dogmatisé la chose et auraient sans doute inventé plusieurs paraboles bien ficelées pour dégoûter à jamais leurs disciples de manger de la viande. Ils auraient surtout soigneusement évité d'approuver ce père qui fait tuer le veau gras pour fêter le retour du fils prodigue. La seule fois où Jésus a affaire avec un animal vivant, une ânesse, c'est pour s'en servir de monture. Le peu que nous révèlent les évangiles sur le régime alimentaire de Jésus et des premiers chrétiens suffit à prouver qu'ils étaient carnivores et que le sort des animaux les laissaient complètement indifférents. Cela s'explique notamment par le fait que les deux religions confondues, judaïsme et christianisme, considèrent que seul l'homme est concerné par la promesse messianique, les animaux n'ayant pas d'âme et ne pouvant donc pas être sauvé et aller au paradis...

La viande de poisson semble être une nourriture de prédilection pour les chrétiens. Le Vendredi-Saint, il faut manger du poisson et parmi les miracles accomplis par Jésus, il y a la multiplication des pains et des poissons, et les pêches miraculeuses (Marc 6:43, Luc 5:6, Jean 21:10). Jésus fait même cuire le poisson sur la plage dans Jean 21:9 et il en mange avec ses disciples. Même ressuscité, Jésus mange encore du cadavre d'animal, ce que nous rapporte - Luc 24:41 :

“ Comme, dans leur joie, ils ne croyaient point encore, et qu'ils étaient dans l'étonnement, Jésus leur dit : Avez-vous quelque chose à manger et un rayon de miel. Il en prit et il mangea devant eux ”.

Que des “ petits malins ” en guise de récupération n'essayent donc pas de nous faire croire qu'il s'agit là d'actes symboliques. Jésus lui-même reconnaît que l'esprit est fort mais la chair faible et qu'il faut donc que le corps ait du repos et soit rassasié. Le repas traditionnel palestinien était à base de pain, de vin, de poisson et de viande et jamais Jésus ni ses apôtres n'ont remis cette tradition en question. Bien au contraire ils l'ont maintes fois cautionnée.

Par exemple en Matthieu 15:11 nous pouvons lire :

“Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme”... “Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux d'aisance ? Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est ce qui souille l'homme. Car c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. Voilà les choses qui souillent l'homme; mais manger sans s'être lavé les mains, cela ne souille point l'homme.”

Luc confirme le témoignage de Matthieu en soulignant sans aucune équivoque possible que pour le chrétien, tout est bon à manger. Luc 10:8 :

“ Dans quelque ville que vous entriez, et où l'on vous recevra, mangez ce qui vous sera présenté ”.

L'apôtre Paul fait également écho à ce désintérêt total du chrétien pour la cause animale. Peu importe ce qu'il y a dans l'assiette, ce qui compte, c'est de convertir un maximum de fidèles... Le prosélyte chrétien ne doit pas se laisser attendrir par des problèmes de conscience. Or, ne pas vouloir causer inutilement la mort ou la souffrance des animaux est un problème de conscience. Paul nous dit clairement que le chrétien ne doit pas en tenir compte. Il est donc manifeste que pour le "bon" chrétien, avoir "bonne" conscience, cela signifie ne pas avoir de conscience du tout !

Première Épître aux Corinthiens 10:25 :

“ Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience. Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qu'on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience. ”

Paul, poursuivant la logique viandiste de Jésus, va même jusqu'à dévoiler son hostilité contre les végétariens dans un verset qui se passe de tout commentaire et qui prouve bien que le végétarisme et le christianisme ne sont pas du même bord et poursuivent des buts opposés :

Épître aux Romains 14:2 :

“Tel croit pouvoir manger de tout; tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.”

Il y a lieu enfin de nous attarder un peu sur le fondement liturgique du christianisme : le repas rituel de la messe. Selon les paroles attribuées à Jésus, le chrétien doit manger la chair et boire le sang du Christ pour mériter la vie éternelle. Que l'on comprenne cela comme une exhortation réelle (acte d'anthropophagie) ou symbolique (on imagine alors que le pain et le vin deviennent la chair et le sang de Jésus par le "miracle" de la transsubstantiation), nous sommes bel et bien confrontés à un rituel sanglant, résolument viandiste et dans lequel aucun végétarien n'a sa place. La pensée du végétarien est affectée par la seule idée de manger de la chair ou de boire du sang, fussent-ils imaginaires. Même symbolique, l'acte entretient l'idée et insinue une attitude hypocrite. Cela rappelle ces fameux pâtés végétaux qu'aiment manger les végétariens pour se rappeler le goût de la viande. Il en est de même pour la communion : c'est une adaptation des rites sacrificiels primitifs au cours desquels on immolait l'animal-totem pour se concilier les faveurs du dieu de la tribu. Même si le décor a changé, l'esprit reste le même et le repas communiel continue d'entretenir dans le mental névrosé des chrétiens la soif barbare de sang et de chair.

Il est donc clair que le combat végétariste est un combat laïque qui tôt ou tard, lorsqu'il prendra de l'ampleur et commencera à être reconnu comme un mouvement d'intérêt universel, rencontrera une vive opposition de la part de l'église et des autres sectes chrétiennes.

NON, LE Jésus DES EVANGILES n'était pas Végétarien !
NON, Jésus n’était pas végétarien !

C’est un peu trop souvent que l’on entend des végétariens sectaires (pris de penchants christiques...) essayer de justifier leur végétarisme en prétendant que Jésus était végétarien. Plusieurs associations végétariennes et sectes chrétiennes qui prônent le végétarisme présentent un Jésus idéalisé (ou relooké au goût du jour) comme le modèle à suivre et à imiter (fils d’un dieu, donc archétype parfait) et le citent parmi les végétariens historiques aux côtés de Bouddha, Pythagore, Socrate ou Platon (qui eux l’était !). Car il faudrait quand même savoir ce que cela signifie être végétarien ! Dans son acception la plus usuelle, cela signifie ne pas manger de viande et de poisson. Or il paraît à peu près certain que le choix végétariste est lié au respect de la vie et à l’amour des animaux, ainsi qu’au désir de ne pas causer la mort et des souffrances inutiles. Cela délimite parfaitement les aliments que l’homme peut consommer : aucun aliment dont l’obtention aurait entraîné la l’abattage ou le meutre d’un être vivant.

Cela a par ailleurs beaucoup de conséquence directes et indirectes sur son mode de vie : un végétarien soucieux de cohérence dans son choix de vie, ne pourra pas non plus accepter de porter des vêtements produits à partir d’un animal mort (vestes, pantalons, ceintures, chaussures en cuir, en crocodile, en serpent ou en lézard, manteaux de fourrure, etc.) ni des bijoux en ivoire (défense d’éléphant) ou en ivoirine (os de baleines, cachalot, narval). Ensuite on devra inévitablement éliminer les produits pharmaceutiques et les produits de beautés testés sur des animaux ou obtenus à partir d’animaux tués (crème à base de placenta de lapine, huile de vison, huile de castor, graisse d’ongle de bœuf, etc.). Enfin, si on veut devenir un militant, il faudra aller manifester contre les corridas, contre la chasse, la pêche, les élevages et les abattoirs industriels, etc.

RIEN DE TOUT CELA NE PRÉOCCUPAIT JÉSUS ! LA PREUVE :

En son temps par exemple, le vin était conservé dans des outres. Mais de quoi étaient faites ces outres ? Elles étaient confectionnées en peau de chèvre ou de bouc (encycl. Larousse)... Et Jésus, qui était d’ailleurs un buveur de vin, disait qu’il fallait de nouvelles outres pour le vin nouveau. Il s’agissait d’une parabole, bien sûr, mais il s’agissait aussi d’un langage que tout le monde comprenait à son époque, parce que la conservation du vin dans des gourdes faites de peau de chèvres était de tradition et personne ne semblait s’émouvoir ni se soucier des milliers de chèvres tuées pour ça. Au temps de Jésus, et déjà bien avant, le peuple juif avait acquis une grande maîtrise de l’écriture. Mais à la différence des égyptiens qui écrivaient sur du papyrus (papier végétal), les juifs fabriquaient du parchemin pour écrire et le parchemin, tout le monde le sait, c’est aussi de la peau animale. Le dictionnaire Robert donne cette définition du parchemin : Peau d'animal (mouton, agneau, chèvre, chevreau...) préparée spécialement pour l'écriture, la reliure. Il en est ainsi des Torah utilisées dans les synagogues; depuis Jésus jusqu’à nos jours, elles sont toujours réalisées en peau de chevreau par des artisans certifiés par l’autorité rabbinique. Selon la tradition rabbinique, il ne saurait d’ailleurs en être autrement. Il ne faut pas moins d'une centaine de chevreaux pour réaliser une torah... Il est donc clair que Jésus vivait dans un monde dont l’artisanat était entièrement fondé sur l’utilisation de produits provenant d’animaux tués. La raison en est évidente : le peuple juif, bien qu’installé depuis plusieurs siècles en Judée, était héritier d’une tradition de nomadisme et s’appuyait donc sur une civilisation essentiellement pastorale, faite pour et par des bergers et des éleveurs. Dans cette civilisation du cuir et de la peau, on ignore presque tout du tissage et de l’utilisation de la fibre végétale (les tissus de lin fin étaient considérés comme le luxe suprême). Il serait donc hypocrite et inconcevable d’imaginer un végétarien militant dans une civilisation qui s’est entièrement bâtie sur le meurtre perpétuel du règne animal ! Et il est évident que l’alimentation du Juif à l’époque de Jésus était totalement carnivore.

Si Jésus, d’une manière ou d’une autre, avait refusé de manger de la viande, cela ne serait pas passé inaperçu. Dans les petits villages qu’il traversait où “tout le monde connaît tout le monde”, on aurait tôt fait de montrer du doigt Jésus et ses disciples en disant : “regardez, voilà ces hommes qui refusent la viande”. Or, à toutes les tables où il est invité à manger, il ne refuse jamais ce qu’on lui sert. Peu importe ce qu’il y a dans la marmite, pourvu que l’on soit rassasié et le ventre plein. C’est lui-même qui dira un jour : “ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme mais ce qui en sort” (Mat. 15:11). Lors des deux miracles de la multiplication des pains, on oublie trop souvent que Jésus avait aussi multiplié des petits poissons (Mat. 14:15-21, 15:35-39).

Les disciples de Jésus étaient presque tous des pêcheurs; ils vivaient des produits de leur pêche et cela ne semblait pas poser un problème moral à quiconque. Surtout pas à Jésus qui facilite même le métier un jour en provoquant la fameuse pêche miraculeuse (Jean 21:4-11) et en mangeant du poisson avec ses disciples. Dans la parabole du fils prodigue, Jésus trouve également moralement acceptable et même normal et souhaitable que le père fasse tuer le veau gras pour fêter le retour de son fils (lisez cette parabole dans La Chair et le Sang et notez la réaction de jalousie du fils aîné).

Enfin, pour couronner le tout, Jésus, en instituant l’eucharistie, rituel ô combien symbolique, donne à la postérité un accréditif formidable pour la consommation de la viande. Devenant lui-même “nourriture spirituelle”, son sacrifice n’a de sens et ne pourra avoir de sens que s’il est pratiqué par des mangeurs de viande. Pour un végétarien, le sacrifice de l’agneau pascal n’a aucun sens (c’est un non-sens). Le SANG DU CHRIST versé pour le rachat des péchés ne veut rien dire du tout, parce que tout ce symbolisme s’inscrit fondamentalement dans le contexte d’une civilisation carnivore. En devenant végétarien, en sortant du circuit sordide de la tuerie, en refusant de participer au rituel sanglant qui se perpétue depuis deux millénaires, la “théophagie”, la consommation du corps et du sang du christ perd aussitôt son pouvoir. Pour le végétarien, le sang a cessé de fasciner et la viande d’allécher. Tout cela n’est plus que cadavre, et le rituel eucharistique, une pratique répugnante. La Chair et le Sang sont intimement soudés à toute la symbolique christique (depuis 2000 ans) : “ sans viande, sans sang, pas de salut ! ”. L’Eglise Chrétienne a forgé toute une culture, une civilisation qui nous a été inculquée par la terreur et qui demeure encore bien vivante dans notre subconscient (même chez les athées !). Il ne faut pas oublier que pendant plus de six siècles que dura l’inquisition il suffisait de refuser un morceau de viande pour être reconnu comme hérétique et finir sur un bûcher. Les prêtres qui ne mangeaient pas de viande étaient excommuniés. Ce n’est donc pas chez les chrétiens qu’il faut trouver de la compassion pour les animaux et même pour les êtres humains !

Les dogmes du “ Dieu-Sauveur ” et du “ sans Moi il n’y a pas de salut ” ont la vie dure et même chez les sectes modernes qui se veulent amies des bêtes et qui les utilisent comme alibi pour recruter des membres. Encore une nouvelle ruse pour essayer de convertir les masses crédules et ignorantes. En fin de compte, c’est une nouvelle exploitation des animaux car que l’on ne peut faire par la force ont le fait par la douceur et les sentiments...

S’il faut rechercher une origine au végétarisme c’est dans les religion orientales (Hindouisme, Jaïnisme, Bouddhisme etc.) qu’il faut regarder, mais en Occident on le trouve en Perse chez Zoroastre ensuite chez les Grecs et les gnostiques d’Egypte, dans l’enseignement de Pythagore et des philosophes qui lui ont succédé (Platon, Socrate, Porphyre et Apollonius de Tyane). Plus tard on retrouve l’abstinence de viande dans la religion des Manichéens, des Bogomilles, certainsVaudois, des Cathares etc. Toutes les religions à caractères dualistes et philosophiques considérées par les Chrétiens dogmatiques comme des hérésies à éliminer en usant de la torture et du feu. Et maintenant, après vingt siècles de Christianisation forcée, observez le résultat, ne pensez-vous pas qu’il faudrait plutôt un retour à la réflexion philosophie pour sauver l’humanité et oublier ce “ Dieu-Sauveur ” qui n’a jamais rien sauvé et qui n’est peut-être qu’une fable...

Voir aussi :

Le végétarisme et les chrétiens

samedi 25 septembre 2010

Cinq jours de régime végétarien pour détoxiquer l’organisme


Des chercheurs ont constaté que cinq jours de régime végétarien permettent de réduire considérablement le taux d'antibiotiques et de produits chimiques toxiques dans le corps humain.

Ces scientifiques ont recruté 25 personnes pour séjourner dans un temple bouddhiste pendant cinq jours, et vivre comme les moines qui y résident. Ce mode de vie inclus l’adhésion à un régime strictement sans chair animale. Les chercheurs n'ont pas précisé si des produits laitiers [*] étaient inclus ou non dans le régime. Les participants ont aussi été interrogés sur leur régime avant le début de l'étude.

Les chercheurs ont recueilli des échantillons d’urine de tous les participants 48 heures avant et immédiatement après les cinq jours de séjour dans le temple. Les chercheurs ont vérifié dans ces échantillons les antibiotiques et leurs métabolites, ainsi que six produits chimiques produits dans le corps par la décomposition des phtalates.

Les phtalates sont des substances chimiques industrielles utilisées dans la fabrication des pesticides et des plastiques souples. On a démontré que, chez les vertébrés, ils interférent avec les systèmes hormonaux, le système nerveux et d'autres fonctions organiques, et qu’ils produisent des défauts de reproduction. Comme il est difficile de détecter les phtalates dans l'urine, les chercheurs ont dû à la place vérifier ses métabolites.

Tous les six métabolites des phtalates ont été détectés chez chaque participant avant et après l'étude, mais le taux de cinq métabolites a considérablement diminué au cours de l'étude. Les résultats suggèrent que l'alimentation est l'une des nombreuses sources de contamination de l’homme par les phtalates. Toujours est-il, les chercheurs ont constaté que les participants qui consommaient davantage de bœuf, de porc et de produits laitiers avant l'étude, l’ont entamée avec un taux de phtalates plus élevé que ceux qui consommaient moins de ces aliments.

Au début de l'étude, des taux d'antibiotiques ont été trouvés chez quasiment tous les participants ; à la fin, les niveaux de tous ces médicaments avaient chuté drastiquement. L'ampleur de la baisse suggère que l'alimentation est la principale source d’exposition de l'homme aux antibiotiques.

Le bétail élevé à la fois pour la viande et les produits laitiers est régulièrement traité avec de fortes doses d'antibiotiques afin de favoriser une croissance rapide.


Traduction copyleft de Pétrus Lombard


* Notes du traducteur : Il est peu probable que des moines bouddhistes consomment des produits laitiers. À part peut-être du beurre de yacks, s’ils sont dans monastère de montagne ?

Au sujet des « bienfaits » des produits laitiers, fromages, yaourt, lait, il faut savoir que certaines études de l’INSERM ont montré qu’ils ne sont pas du tout adaptés à l’alimentation humaine. Non seulement, contrairement à ce que raconte leur publicité, le calcium qu’ils contiennent n’est pas assimilable par l’organisme humain, mais, en plus, ils sont à l’origine d’une foule de dégradations lentes, certainement à cause de leurs graisses saturées. Il faut lire, par exemple, « Lait, mensonges et propagande » de Thierry Souccar pour comprendre l’étendue de la tromperie.

Il se pourrait, mais ce n’est pas sûr, que le problème avec les produits laitiers soit récent. Des éleveurs de Normandie affirment que le lait des vaches qui ne broutent que de l’herbe contient des omégas 3. Mais peut-être que le lait de vache nourrie idéalement n’est pas adapté à l’homme ? Peut-être que ce problème est apparu parce que le bétail est nourri de manière inadaptée ou avec des produits avariés ? Peut-être est-il en plus aggravé par les trafics pour faire du fric avec le lait ?

Sur la qualité du lait, par exemple, qui peut dire ce que contient exactement celui qui est vendu dans le circuit commercial ? Le vrai lait avait autrefois une épaisse couche de crème flottant à la surface. Aujourd’hui, même si vous achetez du lait dit « bio entier, » vous ne voyez jamais cette couche de crème. Où est-elle passée ? Par ailleurs, il est admis publiquement que le lait qui sert à alimenter au biberon les vaux en batteries est recomposé. Sa crème a été prélevée pour être vendue à part, et est remplacée par un produit d’équarrissage qui ne vaut rien, du suif, qui est ensuite homogénéisé avec le lait écrémé pour recréer du lait entier. Comme le lait entier ou non que l’on trouve aujourd’hui pour la consommation humaine est toujours homogénéisé, cela amène tout naturellement la question : Contient-il lui aussi du suif à la place du beurre ?

Même avec le lait intégral servant à fabriquer certains fromages, il faut se rappeler les problèmes qui ont surgi il y quelques années (il y a peut-être 15 à 20 ans) dans les pays producteurs de fromages renommés. Des fromages, comme le gruyère suisse, ont commencé à cette époque à présenter des fissures à l’aspect inquiétant, extrêmement découpées et malodorantes, avec un goût désagréable prononcé. Les Suisses ont découvert la nature du problème : Les vaches laitières, comme le reste du bétail partout en Europe et en Zunie, étaient nourries avec de l’ensilage (du maïs broyé stocké en silos) et des résidus (tourteaux) de soja contaminés par des aflatoxines, des toxines de moisissures. Ces toxines passaient ensuite dans le lait et dégradaient le fromage. Les autorités suisses ont décrété la destruction de tous les fromages contaminés et le retour à une alimentation du bétail plus naturelle en Suisse.

Ce problème d’aflatoxines existe toujours puisqu’on peut souvent voir des fromages avec ces fissures caractéristiques sur les rayons des fromagers. Mais, si cela se voit sur les fromages durs, c’est par contre invisible dans les produits laitiers mous ou liquides tels que le camembert, les yaourts ou le lait.

Enfin, comme j’avais évoqué le fait que le régime végétalien permet à l’organisme de se guérir de pratiquement tout sans expliquer pourquoi j’affirmais cela, voici ma propre expérience, anecdotique, du régime végétalien et des produits laitiers.

Au printemps 1990 je me suis converti aux principes de l’hygiénisme exposés par le Dr Herbert Shelton et Albert Mosséri. Incité en cela par les histoires de vaches folles, du jour au lendemain je me suis nourri exclusivement de fruits et de toutes sortes de noix et graines oléagineuses.

Les résultats notables furent une perte de poids importante, un ressenti très agréable du corps, la disparition des odeurs corporelles désagréables (sueur), une santé parfaite... et, chose étrange, les moustiques ne me piquent plus et les abeilles, guêpes, et même frelons, me tolèrent de très près sans montrer d’agressivité ou de peur.

J’ai rajouté plus tard des légumes cuits à la vapeur basse pression à mon régime ainsi que des compléments en chlorure de magnésium, vitamines C et complexe B. Comme je suis habitué à ne faire qu’un seul repas par jour depuis des lustres, mon entourage s’étonnait beaucoup que je puisse vivre normalement ainsi, uniquement de végétaux, et être capable de marcher 50 kilomètres.

J’ai conservé ce régime jusqu’à il y a environ 4 ans, quand j’ai commencé à consommer des fromages, surtout de chèvres et de brebis, parfois de vaches. Insensiblement, je me suis mis à souffrir du genou et de la hanche de la jambe gauche, qui avait été abîmée par un accident il y a plus de quarante ans. À partir de l’été 2009, il m’était difficile certains jours de marcher sans boiter. Au printemps 2010 je marchais très difficilement et une sciatique a envahi ma jambe gauche. Même la nuit, ma jambe gauche me faisait souffrir. J’ai constaté alors qu’il y avait une plaque d’eczéma sur la face interne de mon genou gauche. Ce fait a été le déclencheur de la prise de conscience qu’il me fallait arrêter de manger du fromage. Ce que j’ai fait immédiatement. En moins d’une semaine les douleurs ont disparu et ma capacité à marcher, redevenue presque normale aujourd’hui, est en constante amélioration...

A propos de la sciatique évoquée ci-dessus, je rajouterai un fait étrange, qui touche certainement aux circuits énergétiques naturels. Plus ou moins consciemment, il arrive que l’on fasse de temps en temps, du moins moi, une grande respiration. Ces inspirations profondes involontaires provoquaient une intensification de la douleur, ressentie comme si elle se propageait en descendant le circuit nerveux de la jambe. Ce qui est notable, c’est que les inspirations profondes volontaires, que je faisais pour vérifier le phénomène, ne provoquaient aucun effet.

Source :

Auteurs cités :


dimanche 16 mai 2010

Rebelles et végétariens


Quand l’actualité est décryptée par les adversaires du nouvel ordre mondial, la morosité est trop souvent au rendez-vous. Or, la dénonciation universelle des banquiers aigrefins et de la mafia politico-financière est en quelque sorte une victoire, savourons-la…

Avec un peu de chance, l’adoption de la loi Glass-Steagall réglera peut-être la crise actuelle. Quoi qu’il en soit, nous savons que les oligarques malfaisants qui dirigent le monde sont aux abois. Le crépuscule des dieux prédateurs et la fin du cycle noir sont annoncés par d’anciens textes. Ceux qui ne sont pas enlisés dans le matérialisme ou subjugués par un spiritualisme frelaté ne se soumettent pas au nouvel ordre mondial. Ils découvrent la spiritualité naturelle et adoptent souvent le végétarisme.

« Le désir de ne pas tuer est une prise de conscience cruciale qui est souvent fondé sur une sensibilité spirituelle, écrit Joël Labruyère.
Par contre, le motif diététique est souvent égoïste, et ne provient pas d’une prise de conscience spirituelle. Il est donc plus fragile, et il peut n’être qu’un effet de mode, une simple recherche d’un meilleur régime. Il semble que cette démarche soit celle des célébrités qui affichent leur végétarisme.
A l’opposé, il y a le végétarisme spirituel fondé sur des raisons ésotériques.
Le mobile pour s’abstenir de viande est lié ici au tabou sur le sang, lequel porte des éléments d’animalité qui freinent la croissance spirituelle. En effet, celui qui renonce à la chair animale tente de se soustraire aux effets karmiques liés au meurtre des animaux, et c’est déjà un facteur d’allégement. Mais il désire également purifier son sang des éléments qui ralentissent le taux vibratoire de la conscience. Car le sang et la conscience sont intimement liés. Absorber le sang animal c’est mêler sa conscience avec une forme de conscience étrangère, ce qui exige un effort d’assimilation, et un mélange peu favorable à la libération de l’esprit. Le sang animal est chargé de toxines générées par la peur et la souffrance enregistrée lors de la mort. Cette mort est souvent violente et terrifiante, soit dans l’enfer abominable de l’abattoir mais aussi après la fuite et la lutte s’il s’agit d’un gibier de chasse.
Le sang est porteur des propriétés animiques et c’est pourquoi la Bible stipule à sept reprises (Lévitique et Deutéronome) qu’il ne faut pas absorber le sang avec la chair. Ces règles semblent avoir été écrites pour des illettrés dans la civilisation judéo-chrétienne. On réalise, malgré le tabou sur le sang, combien les hommes aiment absorber de la viande avec les éléments animiques qu’elle contient. Le régime casher, hypocrite au demeurant, vu le rituel d’abattage préhistorique en usage dans le judaïsme ou l’islam, n’y change pas grand chose.
Le végétarisme spirituel est le seul qui puisse se justifier entièrement car dans la nature soumise à la loi de la jungle, la plupart des espèces se dévorent mutuellement. L’homme carnivore ne se détache donc pas du lot commun. Il n’est qu’un prédateur parmi les autres, et c’est pourquoi le végétarisme constitue le premier pas pour sortir de la bestialité.
Toutefois, l’être humain qui se considère comme un animal supérieur a bien le droit de tuer et de manger de la viande, car il sait que la vie le tuera également et qu’elle donnera son corps en pâture aux vers. Mais il ignore que l’esprit collectif des animaux qu’il a tué (ou fait tuer) se vengera karmiquement sur lui et ses semblables.
Le végétarien fait l’économie de cette vengeance, car l’esprit groupe des animaux enregistre une réaction neutre à son égard.
Le végétarisme apporte donc des avantages à plusieurs niveaux. Mais le plus important est la purification du sang qui entraîne une élévation vibratoire de la conscience. Ainsi les forces spirituelles trouvent plus d’espace dans l’être, ce qui ne procure pas de pouvoir particulier, mais permet à l’âme de se dégager des emprises lourdes liées au meurtre, à la vengeance karmique, et à l’animalité chargée de peur et d’instincts primitifs.
Pour s’approcher des rayonnements spirituels supérieurs, il faut abandonner l’instinct de la bête en nous, et ne plus tuer les animaux. C’est le premier pas. » (Undercover n°16)

Photo :

Une performance d’Animaturalis http://www.animanaturalis.org/